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9 novembre 1923 : le putsch de la brasserie de Munich par Hitler

Le traité de Versailles signé en 1919 suite à la fin de la Première Guerre mondiale vise pratiquement à anéantir l'Allemagne pour répondre essentiellement aux désirs de Clemenceau. Outre la perte de nombreux territoires (dont l'Alsace - Lorraine) et l'établissement de la Pologne en tant qu'état souverain, les Allemands sont condamnés à payer un lourd tribut fixé à 269 milliards de marks au titre des réparations matérielles et financières. L'Allemagne est exsangue en cette année 1923. C'est alors qu'un agitateur obscur originaire d'Autriche, commence à se manifester. Son nom ? Adolf Hitler. Il faut dire que l'année 1923 a bien mal commencé en Allemagne. En effet, les Allemands tardant à payer leurs pénalités, les troupes franco-belges occupent alors le bassin de la Ruhr dès le mois de janvier. Or, il s'agit de la plus grande source de richesse du pays. C'est ainsi qu'en signe
de protestation, la population se met en grève, entraînant des licenciements, une flambée des prix et une instabilité politique sans précédent. Le Mark ne vaut plus rien, les Allemands doivent faire la queue pour pouvoir acheter les moindres victuailles. Un état d'urgence est signifié le 26 septembre 1923 par le Président de la République Ebert et le Chancelier Stresemann. Une nouvelle monnaie est créée : le Rentenmark. La Bavière menace de faire dissidence. C'est dans ces conditions qu'Hitler tente de prendre le pouvoir à Munich. Dans une grande brasserie de la capitale de la Bavière nommée le « Bürgerbraükeller », les dirigeants de Bavière sont réunis le 8 novembre 1923 pour s'adresser à 3 000 personnes, pour la plupart des bourgeois inquiets de la situation. En compagnie de militants du parti nazi, de SA, d'Hermann Göring et du général Ludendorff, héros de la Première Guerre mondiale, Hitler envahit les lieux. Menaçant les dirigeants du Land de Bavière, il exige qu'on lui donne le pouvoir. Faisant profil bas sous la menace, les politiciens prennent la poudre d'escampette. Hitler tente alors de s'emparer du ministère de la guerre de Bavière. C'est un échec : des policiers prévenus l'attendent au coin de la rue. C'est la débandade dans les rangs des nazis. L'on compte seize morts et Hitler lui-même est blessé dans la bousculade. Il est arrêté deux jours plus tard puis à l'issue de son procès durant lequel il assène sa propagande, il est condamné à cinq ans de prison le 1er avril 1924 (il n'y restera que neuf mois). Emprisonné à Landsberg en compagnie de Rudolf Hess, Hitler va y écrire « Mein Kampf », un projet politique pour l'Allemagne mais qui comprenait aussi les bases de sa théorie sur les races. Par la suite, le national-socialisme sera présenté comme une alternative au communisme soviétique. En fait, le mouvement nazi, s'il se revendiquait comme étant socialiste et anticapitaliste, voire révolutionnaire, n'avait rien de tel. Faisant appel au patriotisme, Hitler rassemble avec des méthodes peu orthodoxes, tous les frustrés d'Allemagne, en butte à la misère et à la honte de devoir subir le traité de Versailles. Les intellectuels y trouvent aussi leur compte en adhérant à un parti « révolutionnaire » sans être aussi « inculte » que celui des Russes. Au début donc, le nazisme est salué par de grands esprits, des titulaires de Prix Nobel et même des Juifs patriotes qui n'avaient certainement pas lu entre les lignes... Pourtant, en lisant bien « Mein Kampf », l'on aurait pu déceler les ambitions démesurées et le racisme latent d'Adolf Hitler qui continuera son ascension dès sa sortie de prison, en décembre 1924. Il profitera de la crise économique de 1929 pour s'installer au pouvoir en faisant de son parti nazi, un élément politique incontournable et en s'appuyant après son arrivée au pouvoir en 1933 sur les industriels et financiers allemands qui profitèrent de l'occasion pour développer l'armement allemand malgré le traité de Versailles. Pourtant... « Mein Kampf » annonçait déjà la folie destructrice du dictateur responsable du plus grand génocide qu'ait connu l'Histoire. On peut penser que si Hitler avait purgé la totalité de sa peine, bien des choses ne se seraient jamais produites.

Contributions de Catherine
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Saint Théodore

Saint Théodore, qui était soldat de Rome, eut une vie irréprochable. La légende veut qu’il tua un dragon, comme Saint Georges et Saint Dimitri, ce qui lui valut une certaine célébrité ; ces trois guerriers furent appelés les « trois grands soldats martyrs » du monde oriental. Malgré cela, Saint Théodore mourut à cause de sa foi, en étant décapité.



 

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