C'est le 1er décembre 1959 que le Traité sur l'Antarctique (ou traité de l'Antarctique) a été signé pour réglementer l'utilisation de ce continent vierge afin de le protéger de toute
pollution. Entré en vigueur le 23 juin 1961, le traité a pour but de préserver ce territoire, cette loi s'appliquant à tout le monde, incluant aussi les plates-formes glaciaires situées au sud du 60e parallèle Sud. La genèse de ce traité date de 1958, à l'époque où l'on ne s'intéressait pas forcément au devenir de la planète. Il fut signé par l'
Afrique du Sud, l'
Argentine, l'
Australie, la
Belgique, le
Chili, les Etats-Unis, la
France, le
Japon, la
Norvège, la Nouvelle-Zélande, le
Royaume-Uni, l'
URSS. Nulle trace de la Chine, ni de l'Inde qui sont désormais ou qui vont devenir les premiers pollueurs de la planète après les
Etats-Unis... Dès 1958, des observations de ce continent sont mises en oeuvre : 40 bases issues de toutes nations, sont installées en Antarctique et 20 au-delà, sur des îles proches. Bien vite, il apparaît nécessaire de réglementer ce territoire neuf pour éviter les abus. L'objectif du traité de 1961 est de s'assurer que l'Antarctique sera utilisé à des fins pacifiques et ne sera jamais employé pour des intérêts spécifiques. Les revendications territoriales par rapport à la découverte du continent, sont mises à mal car il est hors de question qu'une nation s'empare de l'Antarctique. Ces terres devinrent dont essentiellement pacifiques et internationales. Seules seront désormais admises les activités pacifiques dépendant des observations scientifiques. Toute installation militaire y est interdite. Ni base militaire, ni base d'essais nucléaires, ni dépôt radioactif, sont autorisés. Tous les membres du traité sont autorisés à inspecter les territoires de l'Antarctique. Des réunions mondiales ont lieu pour vérifier qu'aucun pays dans le monde ne puisse déroger à la règle. Depuis la signature originelle, d'autres pays ont fait le serment de ne pas abîmer l'Antarctique dont la
Chine et l'
Inde mais aussi le
Brésil, la
Corée du Sud, l'
Allemagne, les
Pays-Bas, le
Canada... 46 états ont ratifié le traité de l'Antarctique. L'affaire est compliquée car elle nécessite des ratifications dignes de ce nom. Or, beaucoup de pays ne sont encore que « parties consultatives ». Cela influe sur les comportements car si les phoques de l'Antarctique sont protégés, cela n'empêche pas qu'ils soient pourchassés sans que cela entraîne des sanctions. Idem pour les ressources minérales... Certains
pays ont détourné l'esprit même du traité. Un protocole a été établi en 1991 et entré en vigueur en 1998 : il s'agissait surtout de protéger l'
environnement. L'
Antarctique est aujourd'hui, une réserve naturelle consacrée à la paix et à la science, appartenant à tous les peuples de
la terre.
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