inscription newsletter Inscription newsletter
envoyer la page à un ami | Ajouter aux favoris | Version imprimable | annuaire  

7 juillet 1807 : traité secret de Tilsit entre Alexandre et Napoléon qui aurait pu changer le monde

En Prusse-Orientale, dans le plus grand secret, le tsar Alexandre 1er et Napoléon 1er se rencontrent, forts de leur amitié nouvelle, pour se partager le monde. Il faut savoir que leur première rencontre remonte à quelques jours, soit au 25 juin. Mais les deux hommes, aussi ambitieux l'un que l'autre, ont des divergences. Cela dit, une petite balade sur un radeau au milieu du Niemen, à la frontière russe, les réconcilie, vite-fait, bien-fait. Le Tsar a été battu à Austerlitz (02/02/1805) mais aussi à Eylau (08/02/1807) et à Friedland (14/06/1807). Il s'en souvient comme un écorché vif. Napoléon était vainqueur sur tous les plans. Le tsar, vexé par ces défaites successives, admirateur du grand stratège, fait semblant de désirer une réconciliation avec le plus grand militaire qu'il ait jamais connu. Fort de sa gloire, Napoléon n'a qu'une seule idée en tête comme tous les rois qui l'ont précédé... En finir avec l'Angleterre, l'ennemi héréditaire. Le seul moyen est de s'allier avec la Russie pour créer un blocus économique destiné à affamer les Anglais et de les voir
plier, une fois pour toutes. Le 7 juillet 1807, Napoléon se rapproche d'Alexandre pour mettre fin à cette ignominie qu'est l'Angleterre. Il croit qu'en signant ce pacte, qui n'a aucune valeur juridique ni historique d'ailleurs, il va enfin se débarrasser de la perfide Albion. Deux jours plus tard, les cosignataires se promettent officiellement « paix et amitié ». C'en est enfin fini de la coalition contre la France et sa Révolution qui a osé décapiter un Roi. Non, les Français ne sont plus des rustres qui assassinent les nobles et la royauté. Le Tsar a reconnu les Français et l'Empereur. Dans ce traité, Alexandre 1er affirme apporter son soutien à Napoléon dans sa guerre contre l'Angleterre, il reconnaît aussi le nouvel Empire français et ses frontières d'avec l'Allemagne. Comme il ne fait rien pour rien, le Tsar peut conserver sa liberté d'action contre la Suède et la Turquie qu'il convoite pour étendre son influence vers le Nord, l'Asie et le Sud. Pour Napoléon, les choses semblent simples : d'un côté il y aurait un empire occidental gouverné par lui-même, de l'autre un empire oriental gouverné par Alexandre 1er. Pourtant, et malgré ce traité, les commerçants russes ne comptent pas rompre le commerce avec l'Angleterre, le plus grand état colonisateur à la puissance économique indéniable. Les Français commencent à être critiqués en terres russes et aux alentours. Le Tsar, critiqué lui aussi et ayant à faire face au développement de la Pologne à ses portes, développement effectué grâce à Napoléon selon le traité, mais aussi à l'évacuation de la Moldavie et de la Valachie, commence à revenir sur ses positions en se souvenant de ses sombres défaites. Alexandre rumine, il n'accepte pas d'être dépassé par Napoléon dans le développement respectif de leurs contrées. Pendant ce temps, alors que Napoléon s'escrime à rassembler ses terres en paix (non, ce n'est pas une blague, c'était vraiment ce qu'il voulait faire) pour en faire une grande nation avec l'appui, semble-t-il des Russes, l'Angleterre, l'ennemi de toujours, se rend maîtresse des mers, étant désormais inaccessible. Le Tsar, incapable de mener ses troupes et ses réformes, change de cap, se ralliant aux Britanniques. L'insurrection des Espagnols, sous la coupe de Napoléon mettra le feu aux poudres, commençant à ébranler l'empire napoléonien. Comme dans toute l'histoire de France, les dirigeants français se sont toujours trompés d'adversaires. Ce n'était pas l'Angleterre qu'il fallait combattre, l'Angleterre étant la grande soeur de la France depuis des millénaires, depuis les Celtes, bien avant les Gaulois. C'est bien ce que Churchill avait proposé : de faire de la France et de l'Angleterre une seule et même nation. C'était sans compter un autre franchouillard que finalement les Français, eux-mêmes, ont mis dehors et dont pourtant, on vante encore les mérites comme s'il s'agissait d'une icône intouchable...

Contributions de Catherine
Votez cet article :  photo - Très bien  photo - Bien  photo - A revoir

>> Voir tous les articles classiques
>> Envoyer cet article à un ami
>> Ajouter cet article dans vos favoris

 


<< juillet 2007 >>
Di Lu Ma Me Je Ve Sa
1 2 3 4 5 6 7
8 9 10 11 12 13 14
15 16 17 18 19 20 21
22 23 24 25 26 27 28
29 30 31        
             

Saint Raoul

Au 16ème Siècle, en Grande Bretagne, la reine Elisabeth créa l'inquisition anglaise. Du fait, les catholiques ne pouvait plus aller à la messe, les prêtres étaient même tuer s'il y participait. Raoul Milner était un agriculteur. Il fut condamné pour avoir entendu la messe et comme il aida par la même occasion le prêtre Roger Dickenson. Ils furent tous deux pendus.



 

[ Retour à l'Annuaire ]




Qui sommes nous ? - Contact - Protection des données personnelles

Copyright 2002 / 2017 Aquadesign.be® Tous droits réservés, propriété exclusive de la SPRL Webbies