Après son exil sur l'
Ile d'Elbe,
Napoléon Bonaparte débarque en
France et retrouve le palais des
Tuileries le 20 mars 1815. La coalition européenne ne tarde pas à se remettre en place et Napoléon rassemble ses forces pour porter les premiers coups. 128 000 soldats lui sont restés fidèles, soit la moitié de l'armée. Napoléon a pour projet d'attaquer les Anglais et les Prussiens en Belgique avant qu'ils ne puissent être rejoints par les Autrichiens et les Russes. Il arrive en
Belgique le 15 juin pour se placer entre les deux armées ennemies. D'un côté se trouvent les Prussiens commandés par le feld-maréchal Blücher contre qui il envoie des troupes commandées par Grouchy. De l'autre, les Anglais sont commandés par le duc de Wellington. L'aile gauche napoléonienne est sous les ordres du Maréchal Ney. Lui-même supervise le tout. À Ligny, près de
Charleroi, les Prussiens sont battus le 16 juin. Grouchy, disposant de 33 000 hommes, a ordre de les poursuivre pour éviter que les Prussiens ne rejoignent les Anglais. Ces derniers dévient vers le nord et campent sur le plateau du Mont-Saint-Jean, au sud de Waterloo, près de
Bruxelles. Un orage a rendu le sol difficilement praticable et l'artillerie française a du mal à se déplacer pour attaquer les Anglais. L'attaque est repoussée. Les Anglais, quant à eux, défendent très bien leur position et font sonner leurs canons, disséminant les rangs français. Le grand stratège Napoléon peste contre Wellington et doit se résoudre à attaquer au centre. Vers 16 h, le Maréchal Ney gagne une position au centre et le futé Wellington fait semblant de se retirer. La cavalerie française charge alors les carrés anglais sans succès. Alors que Napoléon attendait les forces de Grouchy parties, on ne sait où, ce sont celles des Prussiens qui arrivent sur le flanc de l'
armée française. Les soldats français pensent avoir été trahis et c'est la débandade. Malgré tout, deux bataillons de grenadiers faisant partie de la Garde impériale résistent et se disposent en carré répondant aux ordres du général Cambronne. Voyant la défaite, Napoléon laisse son frère Jérôme finir la bataille et rentre à
Paris aussitôt pour tenter de sauver son trône. En ce 18 juin 1815, on compte 40 000
morts, blessés et disparus côté Français, 15 000 victimes anglaises et 7 000 prussiennes. Avec Waterloo, non seulement c'est la fin de Napoléon mais c'est aussi la dernière fois que les batailles seront exécutées de la sorte. Celles qui viendront ensuite n'obéiront plus aux mêmes règles et feront bien plus de victimes !
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