La cocaïne est un stimulant euphorisant et un anesthésique local. L'arbuste de coca est sa matière première, on extrait la cocaïne de la feuille de coca qui en contient environ un pour cent. Il faut 300 kg de feuilles sèches pour obtenir environ 1kg de cocaïne. La feuille de coca est connue depuis longtemps des paysans des
Andes qui la mâchaient pour sa valeur énergétique. En effet, sa forte teneur en
sucre,
protéines,
graisses,
vitamines et
minéraux en fait un
aliment à part entière. L'effet psychotrope est très faible par ce mode d'ingestion car soixante quinze pour cent du produit sont éliminés par l'intestin et le
foie. Cependant, l'usage quotidien et intensif de la coca n'est sans doute pas pour rien dans la docilité dont ces rudes montagnards firent preuve face aux colonisateurs espagnols. La cocaïne a une action sur les récepteurs dopaminergiques et noradrénergiques du système nerveux central en bloquant la recaptation de la dopamine au niveau des synapses. Autrement dit, elle procure une sensation d'euphorie qui s'accompagne d'un sentiment de puissance physique et intellectuelle. Les effets physiologiques sont les suivants : une phase de stimulation suivie par une période de
dépression, le retard de l'apparition de la
fatigue et la réduction des besoins d'
alimentation et de
sommeil mais également la dépendance. La cocaïne se consomme le plus souvent par voie nasale, mais certains toxicomanes se l'injectent. Il s'agit d'un effet « flash » car la durée d'action dépasse rarement une heure après l'inhalation. Depuis les années quatre-vingt, on a vu apparaître dans les
rues un dérivé de la cocaïne, le crack aux effets plus rapides et plus dangereux. Le crack, cocaïne base préparée avec du
bicarbonate de soude, provoque une dépendance très forte car son effet est extrêmement rapide après inhalation. La consommation de cocaïne a fortement augmenté depuis les années soixante-dix, et si elle a été longtemps réservée aux «
riches » ou aux milieux du
spectacle,
journalisme,
mode... elle s'est maintenant malheureusement « démocratisée ». Il faut dire que notre société prône des valeurs de performance et de compétition qui peuvent amener certains adultes à rechercher un effet stimulant immédiat, c'est sans doute pourquoi on compare la cocaïnomanie au dopage des athlètes de haut niveau. Comme le
dopage, la cocaïne relève donc d'une mentalité de tricheur, on espère sublimer ses moyens par des méthodes artificielles car on doute de réussir par soi-même. L'usage répété de la cocaïne doit donc être l'occasion d'une thérapie psychologique qui permettra au malade de retrouver confiance en lui sans « béquille chimique ». A défaut d'une telle thérapie, le consommateur abusif de cocaïne va perdre le contrôle des actes de sa vie courante. Les risques encourus sont également de nature légale, car il faut rappeler que la cocaïne est une drogue interdite par le Code Pénal, et surtout médicale. L'effet vasodilatateur de la cocaïne amène une augmentation de la
tension artérielle et de la fréquence cardiaque qui peuvent conduire à un collapsus respiratoire, surtout s'il y a également présence d'
alcool. Une overdose de cocaïne peut provoquer la
mort par convulsions, hypothermie ou défaillance cardiaque. Enfin, même si la consommation reste occasionnelle, elle finit par conduire à des syndromes de
schizophrénie et/ou de paranoïa.
Date de création : 17/07/2007 19:02
Auteur : Regine

La cocaïne
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