Le Gamma O.H est connu sous de très nombreuses appellations. Les appellations les plus courantes sont « GBH » (qui est en fait le sigle pour « Grievous Bodily Harm ») ou encore, la plus connue, « GHB », ou encore Liquid
Ecstasy, Fantasy... Le GHB est vendu en poudre, ou même en granulé que l'on doit dissoudre dans de
l'
eau. Le GHB est inscrit sur la liste des stupéfiants depuis 1999 (une substance stupéfiante est une substance susceptible d'induire un usage nocif ou une dépendance. Ces substances sont inscrites sur les liste I et II des stupéfiants, liste établie par la Convention Unique de 1961). Ce produit est donc illicite en dehors des
médicaments contenant cette substance prescrite médicalement. Le GHB est utilisé en
anesthésie et plus particulièrement en obstétrique. Le GHB est utilisé à des fins non thérapeutiques et abusivement depuis une dizaine d'années. Son utilisation est devenue festive... mais aussi parfois criminelle ! Car les effets de la molécule sont aussi des amnésies, des états semblables à l'ébriété, des délais d'action très courts. C'est d'ailleurs pour cela que le GHB est aussi appelé parfois la « drogue du violeur ». Par ailleurs, le butanédiol, molécule de base du Gamma O.H utilisé dans l'industrie chimique (notamment pour la fabrication de résine, de polyuréthane...) est utilisé puisqu'il se transforme dans l'organisme en Gamma O.H... De nombreux cas de comas ont été observés quand le GHB est utilisé en association avec l'absorption d'
alcool. Par ailleurs, surtout dans le cadre de sorties alcoolisées en boîte de nuit, l'utilisateur n'est jamais certain de ce qu'il prend, ni de la qualité ou de la provenance de ce qu'on lui propose : les amateurs téméraires sont donc invités à la plus extrême prudence ! De plus, et en raison des amnésies qu'il provoque, le GHB a été impliqué dans de très nombreuses affaires de viol. Dans la plupart des cas, le GHB était mélangé dans le verre de la victime à son insu... L'effet très rapide du GHB favorise le passage à l'acte, désinhibe totalement la victime, la prive de tout discernement quant à ce qui lui arrive, et son consentement est totalement altéré par la drogue qu'on lui a fait absorber. Un tel comportement, en droit pénal français, est assimilable à un empoisonnement, qui est un crime passible des Assises. Et évidemment, des relations sexuelles non consentantes (le consentement donné sous l'emprise d'une substance stupéfiante n'a aucune valeur...) constituent un viol ! Et si certaines boîtes de nuit ne servent plus que des verres recouverts d'un film transparent pour éviter toute introduction malveillante dans les verres de substances de ce type, ces établissements ne sont pas une majorité, loin de là. La prudence est donc de mise, surtout pour les femmes, particulièrement exposées...
Date de création : 19/07/2007 10:11
Auteur : Ludovic

Le GHB
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