Joueurs invétérés de cartes ou passionnés de voyance, s'il y a bien un jeu de cartes qui permet de concilier les deux, c'est le jeu de tarot. Tarologie avec tarot de
Marseille, tirage tarot pour connaître son avenir ou ses affinités avec telle ou telle personne... Les fonctions du jeu de tarot sont multiples. Mais ici, on s'intéressera au tarot en
tant que jeu de cartes.
Le tarot est un jeu de société qui se pratique à plusieurs joueurs (généralement à 4 joueurs mais on peut y jouer à 3 ou 5) avec un jeu de 78 cartes de tarot.
Au tarot, il existe un « preneur » (ou déclarant) opposé à trois autres joueurs, « les défenseurs », qui constituent une équipe de défense le temps d'une donne. Après la première donne, le preneur doit fixer un certain nombre de points à atteindre (l'enchère) en fonction de son jeu et surtout de ses « oudlers » (le 21, le 1 ou « petit » et l'excuse) : sans oudler, il faut réaliser 56 points, avec un oudler, il en faut 51, avec deux oudlers, 41, et avec trois oudlers, 36. Les oudlers sont par conséquent les cartes les plus importantes du jeu : quand on en a dans son jeu, on a un avantage considérable.
Le 21, carte la plus forte au tarot, ne peut changer de camp. L'excuse non plus, à condition qu'elle ne soit pas jouée dans la dernière levée. Quant au petit, il est très convoité par les joueurs de l'autre camp car tous les autres atouts le battent : le petit fait l'objet de ce que l'on appelle « la chasse au petit ». Si un joueur l'a comme seul atout, il y a « petit sec » : le joueur doit le dire avant les enchères pour annuler la donne.
Pour commencer une partie de tarot, on désigne un preneur en étalant le jeu, face cachée, et en tirant une carte au hasard : le joueur qui tire la plus petite carte devient « donneur ». S'il y a égalité entre deux joueurs, on tient compte de la couleur : le pique bat le coeur, qui bat le carreau, qui bat le trèfle. Les atouts sont prioritaires, et si l'excuse est tirée, il faut refaire un tirage car elle ne compte pas.
Le jeu est alors battu par le joueur qui se trouve en face du donneur. Puis le joueur qui se trouve à gauche du donneur doit couper le jeu de tarot. Le donneur distribue les cartes 3 par 3, dans le sens contraire des aiguilles d'une montre, et en prenant soin de constituer un « chien » de 6 cartes. Toute carte retournée, oubliée ou donnée en trop pendant la distribution entraîne une nouvelle distribution du jeu.
Quand tous les joueurs ont leur jeu, on procède aux enchères : celui qui est placé à droite du donneur parle le premier. S'il passe son tour, son voisin de droite prend la parole et ainsi de suite. Le joueur qui a un jeu suffisamment bon pour lui permettre de jouer seul contre les défenseurs doit dire « Je prends » ou « Prise » (en cas de jeu moyen), « Je garde » (en cas de surenchère après la prise d'un adversaire ou de très bonnes chances de réussite), « Je garde sans le chien » (en cas de très beau jeu et de prise en compte des points du chien en fin de partie), ou encore « Je garde contre le chien » (en cas de jeu exceptionnel sans prise en compte du chien en fin de partie).
Quand un joueur possède une poignée (10, 13 ou 15 atouts), il peut l'annoncer avant de jouer sa première carte. 10 atouts permettent d'obtenir 20 points supplémentaires, 13 atouts donnent 30 points, et 15 atouts en donnent 40.
Quand un atout est posé, il faut surenchérir sinon on dit que le joueur « pisse », quand une couleur est posée, elle doit être suivie sinon on « coupe », « surcoupe » ou « sous-coupe » en posant un atout. Quand on n'a ni atout ni couleur demandée, on « défausse ».
En fin de partie, on compte les points en fonction des valeurs des cartes et on vérifie que l'enchère a bien été relevée.
Ca a l'air bien compliqué comme ça, mais après un peu de pratique, le tarot est relativement accessible à tous et on en devient vite accroc !
Date de création : 16/08/2007 11:40
Auteur : Elisa

Tarot
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