L'absinthe porte le nom savant de, l'Artemisia absinthum.
C'est vers la fin du XVIII° siècle que le docteur Pierre Ordinaire, qui était né dans le
département du Doubs, mais qui habitait à Couvet dans le
canton de Neuchâtel en Suisse, inventa l'élixir
d'absinthe, en 1792. Cet élixir était composé de
plantes aromatiques, dont il avait le secret, l'élixir en question l'absinthe, possédait des pouvoirs de guérison, selon ses utilisateurs. L'absinthe est une plante, qui possède en
photothérapie, des vertus thérapeutiques, elle était déjà connue pour cela, dans l'antiquité.
La plante avec laquelle on réalisait l'absinthe, est l'armoise (Artemisia absinthium), cette plante porte aussi le nom de grande absinthe, herbe des vierges, aluine ou alvine, herbe sainte, herbe à vers, herbe royale. Cette plante pousse un peu partout en
Europe, sur les terrains rocailleux et secs. l'Armoise absinthe à un feuillage découpé, ses feuilles sont de couleur gris verte sur le dessus et blanche sur le dessous et ses tiges sont recouvertes d'un duvet blanc, sa saveur est amère. L'
élixir d'absinthe, aux temps jadis, avait la réputation, d'avoir des pouvoirs
antiseptiques, toniques, anthelminthiques,
diurétiques, fébrifuges, c'était pour beaucoup le remède miracle !!! l'absinthe était préconisée pour traiter l'
épilepsie,
la goutte, les calculs rénaux, les coliques, le
mal de tête et les vers, c'était la panacée !!! à en croire ses consommateurs.
L'absinthe ou la fée verte, inspira de nombreux artistes, tels
Charles Baudelaire,
Paul Verlaine,
Arthur Rimbaud,
Henri de Toulouse-Lautrec,
Vincent Van Gogh,
Paul Gauguin,
Amedeo Clemente Modigliani, Ernest Hemingway,
Oscar Wilde, Charles Cros, etc... L'absinthe a longtemps était la fée, la muse, du XIX° siècle, elle en devint une "sorcière", car elle était devenue synonyme des vices et des faiblesses de la société, la misère sociale avec l'
alcoolisme qu'elle engendrait. Il est bon de savoir que l'absinthe suisse contenait, en ce temps, entre 65 et 72% d'alcool, l' absinthe fine environ 55% d'alcool, et l'absinthe ordinaire contenait 45% d'alcool. L'absinthe, on la trouvait à l'époque partout, mais particulièrement au
Moulin Rouge et dans de nombreux cafés de
Montmartre à Paris, comme au "Café du rat mort", au "Chat noir", à la "Brasserie des martyrs", ou se réunissaient les artistes, les comédiens, etc...
L'absinthe, c'est aussi, une des peintures d'Edgar
Degas, ce tableau de
peinture représente un couple dans un café vide, c'est une représentation de la misère morale humaine à la fin du XIX° siècle où l'absinthe, tant par sa nocivité que par son taux d'alcool, faisait beaucoup de ravages dans les classes populaires. Cette toile mesure 92 cm x 68 cm, elle date de 1876 et elle se trouve aujourd'hui au
Musée d'Orsay à
Paris. C'est lors de la
Première Guerre Mondiale, de 1914-1918, que
Raymond Poincaré fit interdire, par une loi, l'absinthe, cette loi est parue, au
Journal Officiel de la République Française, le 17 mars 1915, le texte de cette loi disait, que "la fabrication, la vente en gros et au détail ainsi que la circulation de l'absinthe et des liqueurs similaires" était interdite en France. L'absinthe a été interdite en
Belgique en 1905, en
Suisse en 1910, aux
Etats-Unis en 1912, la France fut quant à elle la dernière a prohiber cet
alcool devenu dévastateur. Pour distiller l'absinthe on se servait d' alambics.
L'absinthe est aussi une chanson de notre grande chanteuse Barbara,
Ils buvaient de l' absinthe,
Comme on boirait de l' eau,
L' un s' appelait Verlaine,
L' autre, c' était Rimbaud,
Pour faire des poèmes,
On ne boit pas de l' eau,
Toi, tu n' es pas Verlaine,
Toi, tu n' est pas Rimbaud,
Mais quand tu dis "je t' aime",
Oh mon dieu, que c' est beau,
Bien plus beau qu' un poème,
De Verlaine ou de Rimbaud,
Pourtant que j' aime entendre,
Encore et puis encore,
La chanson des amours,
Quand il pleut sur la ville,
La chanson des amours,
Quand il pleut dans mon coeur,
Et qu' on a l' âme grise,
Et que les violons pleurent,
Pourtant, je veux l' entendre,
Encore et puis encore,
Tu sais qu' elle m' enivre,
La chanson de ceux-là,
Qui s' aiment et qui en meurent,
Et si j' ai l' âme grise,
Tu sécheras mes pleurs,
Ils buvaient de l' absinthe,
Comme l' on boit de l' eau,
Mais l' un, c' était Verlaine,
L' autre, c' était Rimbaud,
Pour faire des poèmes,
On ne boit pas de l' eau,
Aujourd'hui, les "je t' aime",
S' écrivent en deux mots,
Finis, les longs poèmes,
La musique des mots,
Dont se grisait Verlaine,
Dont se saoulait Rimbaud,
Car je voudrais connaître,
Ces alcools dorés, qui leur grisaient le coeur,
Et qui saoulaient leur peine,
Oh, fais-les-moi connaître,
Ces alcools d' or, qui nous grisent le coeur,
Et coulent dans nos veines,
Et verse-m' en à boire,
Encore et puis encore,
Voilà que je m' enivre,
Je suis ton bateau ivre,
Avec toi, je dérive,
Et j' aime et j' en meurs,
Les vapeurs de l' absinthe,
M' embrument,
Je vois des fleurs qui grimpent,
Au velours des rideaux,
Quelle est donc cette plainte,
Lourde comme un sanglot,
Ce sont eux qui reviennent,
Encore et puis encore,
Au vent glacé d' hiver,
Entends-les qui se traînent,
Les pendus de Verlaine,
Les noyés de Rimbaud,
Que la mort a figés,
Aux eaux noires de la Seine,
J' ai mal de les entendre,
Encore et puis encore,
Oh, que ce bateau ivre,
Nous mène à la dérive,
Qu' il sombre au fond des eaux,
Et qu' avec toi, je meurs,
On a bu de l' absinthe,
Comme on boirait de l' eau,
Et je t' aime, je t' aime,
Oh mon dieu, que c' est beau,
Bien plus beau qu' un poème,
De
Verlaine ou de
Rimbaud...
De nos jours, l'absinthe est fabriquée à nouveau en
République Tchèque, en
Espagne, en
Allemagne, à plus petite échelle en France et en
suisse. En
France, il est interdit de commercialiser l'absinthe sous son véritable nom, on la trouve sous le nom de "spiritueux aux extraits de plantes d'absinthe".
Vous trouverez en ligne un excellent
site internet, qui vous racontera dans les détails l'histoire de cette absinthe, http://www.museeabsinthe.com
Date de création : 22/10/2007 08:32
Auteur : Olive2

Absinthe
Il y a environ 6 mois, Aquadesign publiait cet article :