Dépression saisonnière,
fatigue chronique,
troubles du sommeil, décalage horaire... sont des maux de plus en plus courants dans notre société moderne. De plus en plus de thérapeutes et de
médecins proposent le traitement de ces
dysfonctionnements par un apport de lumière : la photothérapie, aussi appelée luminothérapie. Nombreuses sont les personnes qui manquent de lumière : astronautes de la NASA, travailleurs de nuit ou encore personnes du troisième âge en
maison de retraite, utilisent de plus en plus la photothérapie pour pallier leur manque de lumière. Cette méthode thérapeutique est même couramment utilisée dans les entreprises des Pays Nordiques comme le
Danemark, la
Suède, la
Norvège ou encore la Finlande. A savoir qu'en
Suisse, le matériel de photothérapie est même remboursé. En effet, il faut savoir que la lumière du soleil est primordiale pour le bon fonctionement de l'organisme. Il est vrai qu'il est difficile de quantifier la quantité de lumière nécessaire pour l'organisme, cependant, des études sérieuses ont permis de démontrer que l'absence de lumière, notamment en hiver, provoque des déréglements de la production de mélatonine. Et les premières conséquences de ce dysfonctionnement sont la fatique, l'irritabilité et l'envie incontrôlable de manger du
sucre : la dépression saisonnière et sournoise s'installe doucement mais sûrement. Pour la soigner, la
médecine moderne, utilise la photothérapie, qui elle-même emploie une lumière artificielle, blanche et de forte intensité,mais dépourvue d'ultraviolets et d'infrarouges. La photothérapie va en premier lieu aider celui qui la pratique à régler son horloge biologique. En effet, les rayons lumineux dispensés par la
lampe de luminothérapie, via la rétine, vont bloquer la secrétion de mélatonine, hormone du sommeil qui gère les rythmes biologiques. Lorsque celle-ci est en surproduction, elle engendre une fatigue généralisée, voire une
déprime, qui peut se transformer si rien est fait en
Dépression sévère. La photothérapie, en agissant en tant que palliatif à ce manque de
lumière, obtient de bons résultats. Pour exemple, le centre du
sommeil de l'Hôtel Dieu, à
Paris, traite tous les ans, près de 300 patients grâce à la photothérapie. Les séances sont de trente minutes par jour pendant 2 à 3 semaines. De l'avis des chercheurs en chronobiologie « cette solution qu'est la photothérapie, est aussi efficace que les meilleurs
antidépresseurs, elle a peu d'effets secondaires et devrait être privilégiée en première intention ». Peuvent aussi avoir recours à la photothérapie, les personnes souffrant de
décalage horaire, ou travaillant en poste de nuit, en horaire décalé... Pour s'équiper d'une lampe de photothérapie ou de luminothérapie, cela n'est pas très compliqué. En effet, il arrive que les hôpitaux équipés prêtent leurs lampes aux patients. Si tel n'est pas le cas, vous pouvez passez à l'achat, sur
internet, par exemple, vous trouvez des lampes de photothérapie très performantes. Les vrais lampes de luminothérapie doivent répondre aux normes CE medical, et leur prix s'échelonne entre 200 à 300
euros. A savoir que certains adeptes de la photothérapie en finissent même par troquer toutes leurs ampoules traditionnelles contre des ampoules « plein spectre » aux vertus de
luminothérapie, en
Finlande, par exemple, 50 % des foyers sont équipés de telles lampes.
Date de création : 20/12/2007 16:46
Auteur : Olive
Il y a environ 6 mois, Aquadesign publiait cet article :