Généralement localisée au niveau de la cheville et, à ne pas confondre avec une luxation, l'entorse est déterminée par une affection touchant un ligament, au point où, le patient perd (sur une période relativement courte) l'utilisation aisée de l'articulation atteinte. Mais, avant toute chose, il est nécessaire de décrire un temps soit peu, les ligaments proprement dits ! Les ligaments
sont des cordages tendus d'un os à un autre ou alors, la condition même de l'articulation dont le rôle est de favoriser le contact articulaire, et donc, bien évidemment, le mouvement de cette dernière. Raison pour laquelle, lorsqu'ils sont rompus, l'articulation est déstabilisée : c'est l'entorse. Mais, savez-vous qu'une entorse se détermine selon diverses formes ? C'est pourquoi, l'on note souvent, selon le langage médical, différentes phases relatives à l'entorse, mais aussi et surtout, à divers endroits du corps humain : de la cheville à l'épaule, en passant par le genou, et même les doigts, l'entorse se manifestera sous la forme de la simple dilatation du ligament à la rupture totale de ce dernier. Parmi ces différentes formes d'entorse, l'entorse de cheville est la plus connue, la plus fréquente ! L'entorse de cheville est généralement définie comme étant une lésion des tendons externes entre le «tibia», le «calcanéus» et le «talus». Cette lésion peut toucher toute articulation du pied comme, celle de la cheville. Il s'agit notamment de l'«articulation entre naviculaire» : c'est le premier métatarsien et les 3 cunéiformes provoquant une «entorse de Lisfranc» ; ensuite de l'«articulation talo-crurale» : celle existant entre le «tibia», le «talus» et le «calcanéus» étant le siège de deux types d'entorse dont l'entorse externe (l'entorse classique) ou l'entorse interne (entorse moins fréquente) et enfin de l'«articulation sous-talienne», entre le «talus» et le «calcanéus» et «l'articulation médio-tarsienne» entre le «talus», le «naviculaire» (ex-scaphoide tarsien) et le «cuboïde» : à ce niveau, l'on parlera d'entorse du «médio-pied». Bien évidemment, une entorse ne survient pas sans raisons. Habituellement, les causes d'une entorse se traduisent par un «traumatisme d'inversion», c'est-à-dire, lorsque, suite à un faux-pas, un saut...le pied part vers l'intérieur ! Douloureux, bien entendu ! Mais, la question qui se pose est de savoir : comment soigner une entorse dans ces cas là ? La première attitude à adopter, surtout si l'entorse survient lors de la pratique d'un
sport, il est fortement conseillé de l'interrompre de suite ! Ensuite, il est impératif de maintenir immobile la cheville et surtout, d'éviter d'y prendre appui. Bien que la douleur soit parfois insoutenable, le réflexe en ces moments-là, vise à réduire l'inflammation que provoque l'entorse en y posant une glace (dans un linge) et si vous remarquez une enflure, la pose d'une bande et la surélévation du membre atteint sont nécessaires. Cette pratique à renouveler au moins trois fois pendant les 48 heures qui suivent (lorsque l'entorse de cheville n'est pas grave), peut éviter que vous vous rendiez à l'hôpital. Dans le cas contraire, surtout si l'entorse de la cheville est accompagnée d'une fracture, une consultation en urgence s'avère impérative ! Dans ces cas, des examens médicaux dont l'
échographie ou la radiographie, en vue de connaître l'articulation atteinte, de définir l'importance du dommage et ensuite, de prescrire le traitement adapté bien évidemment seront effectués. En général, qu'il s'agisse d'une entorse du genou, d'une entorse de l'épaule, ou même d'une entorse des doigts, les premiers gestes qui sauvent sont similaires à ceux mentionnés plus tôt, c'est-à-dire, ceux relatifs à une entorse de la cheville. Seulement, qu'il s'agisse d'une entorse bénigne ou d'un entorse grave, c'est certain, les douleurs ne sont plus similaires !
Date de création : 14/09/2006 11:58
Auteur : Chris

Entorse
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