José Bové (Joseph de son prénom) est né le 11 juin 1953 à Talence en Gironde. Il est qualifié sans étiquette
Politique. Il est issu d'une
famille aisée et versée dans les sciences (père : directeur régional de l'INRA (Institut national de la recherche agronomique) ainsi
que membre de l'Académie des sciences. Mère : professeur de
sciences naturelles. Frères
ingénieur et informaticien). Bilingue anglais, il est exclu d'un lycée d'
Athis-Mons en 1968. Ses parents mutés à
Bordeaux, il reste à
Paris et obtient son
Bac. Pacifiste, il milite contre la guerre du Viêt-Nam. Il est inscrit en classe préparatoire aux grandes écoles ainsi qu'à la faculté de
Toulouse un peu plus tard. En 1973, lors d'un voyage en
Inde, il rencontre la communauté de Lanza del Vasto qui prône la philosophie de « non-violence active ». José Bové refuse le service militaire et le statut d'objecteur de conscience car réfractaire aux idées religieuses. Il se réfugie chez des agriculteurs dans les Pyrénées et participe en 1973 à la manifestation du Larzac contre l'extension du camp militaire. Il se marie avec Alice Monier et s'installe avec son épouse et sa fille dans le Larzac en 1976 en tant qu'éleveur de moutons. Toujours déterminé, il investit le camp militaire et subtilise des documents prouvant la vente de terrains par des agriculteurs. Il est condamné pour activités antimilitaristes à une peine de
prison avec sursis. Il poursuit ses activités revendicatives jusqu'à l'annulation du projet Larzac par
François Mitterrand en 1981. Les terrains réquisitionnés sont rendus à la location. Dès 1978, le couple fonde un centre cantonal des jeunes agriculteurs. En 1981, il poursuit son action militante en créant le Syndicat des Paysans-Travailleurs de l'Aveyron. Huit ans plus tard, il fonde avec d'autres la Confédération paysanne et il en est nommé secrétaire national. Ce nouveau syndicat de gauche s'oppose à l'industrie agro-alimentaire et veut changer l'agriculture dans le respect des personnes et de l'
environnement. Manifestations et actions se multiplient ainsi qu'une coopération étroite avec les petits producteurs notamment à Roquefort (syndicat des producteurs de lait de brebis). En 1995, il fait partie de l'opération
Greenpeace contre les essais nucléaires repris par
Jacques Chirac. José Bové défend également les Tahitiens et particulièrement les Kanaks. Le 12 août 1999, avec ses partisans, il démonte un McDonald's à
Millau, à visage découvert, la police étant alertée par les manifestants eux-mêmes. Il est arrêté mais est désormais connu du grand-public. Cette fois, il passe par la case prison. Ce démontage avait lieu dans un contexte particulier puisqu'il s'agissait d'une protestation contre l'embargo américain contre les
fromages de Roquefort, cette surtaxe pour les produits français, étant consécutive au refus européen d'importer de la viande bovine des
Etats-Unis. À sa sortie de prison, il poursuit son action en 1999 en manifestant à
Seattle contre le sommet de l'OMC (Organisation Mondiale du Commerce). En janvier 2001, c'est la première action anti - OGM au Brésil contre la société Monsanto et il attire ainsi l'attention de l'opinion publique sur ce nouveau type de culture. Il participe aux manifestations alter mondialistes de Gênes. L'année suivante, en mars 2002, il est invité par des paysans palestiniens pour une commémoration (le jour de la terre) dans le cadre de la Campagne civile internationale pour la protection du peuple palestinien. La mission est attaquée par l'armée israélienne et rejoint alors Ramallah, ville assiégée. José Bové rencontre Arafat mais il est arrêté par l'armée israélienne et expulsé. Ses préférences palestiniennes dans le conflit israélo-palestinien sont clairement affichées. José Bové est connu également pour l'arrachage de champs d'essai d'OGM ou de plants de riz transgénique (en
Inde par exemple). Ses actions étant illégales, il est régulièrement arrêté et mis en détention, sa plus lourde condamnation aura lieu en 2003 avec 10 mois d'emprisonnement. José Bové se sépare de la Confédération paysanne. À noter également qu'il a aidé à créer l'association ATTAC. Il continue parallèlement ses activités syndicales internationales comme au
Brésil en 2004 ou ses missions de solidarité comme en
Bolivie pour soutenir un militant colombien emprisonné. Sporadiquement, il reprend toujours ses actions de « faucheurs volontaires d'
OGM » en compagnie parfois de personnalités. Toujours pour protester contre l'
OMC, il se rend en
Corée du Sud en 2004, il manifeste également contre le grand prix de F1 en 2005 et se positionne pour le « Non » à la Constitution européenne. José Bové n'exclut pas de se présenter aux élections présidentielles de 2007 mais préfèrerait, selon ses discours, une entente des forces d'extrême-gauche et des partis écologistes afin de peser dans la balance.
Date de création : 27/11/2006 15:36
Auteur : Catherine

José Bové
Il y a environ 6 mois, Aquadesign publiait cet article :
Je réagis peut être un peu tard mais pour avoir vu aujourd'hui même José Bové parler en anglais à Bill Gates avec un accent monstrueux et presque des difficultés à s'exprimer j'aimerais bien savoir d'ou vient l'information selon laquelle il est bilingue (ou alors je ne doit pas avoir la bonne définition de ce mot).