Oran est une grande ville côtière du nord-ouest d'Algérie, posée au bord de
la mer Méditerranée. Oran est évidemment un port, qui baigne dans le Golfe d'Oran (donnant en direction du nord et surplombé du mont Aïdour à l'ouest) et est le chef-lieu de sa propre province. Surnommée « La Radieuse » ou encore « Les Deux Lions »,
Oran est une ville ancienne bâtie dans le grand ravin de la rivière Rhi, maintenant couvert. Oran est la deuxième ville d'Algérie, derrière la capitale qui est à 432 kilomètres à l'est. Cette grande cité rassemblant environ un million et demi d'habitants, est une ville axée tant sur l'industrie que sur les études : elle compte plusieurs universités et plusieurs zones industrielles. Petit port autrefois repaire de pirates, Oran devient pendant plus d'un siècle l'objet des convoitises des dynasties Omeyyades de Cordoue (en
Espagne) et Fatimides de
Kairouan (en
Tunisie), qui se la disputent. Les Almoravides du
Maroc leur prennent ensuite de 1082 à 1145 avant qu'à leur tour, les Almohades, qui viennent de prendre Tlemcen, ne leur ravissent et s'y installent pendant une centaine d'années. Puis les Zianides de
Tlemcen et les Mérinides de Fès s'y succèdent et font d'Oran une ville très très riche, notamment gràce aux accords commerciaux avec les grandes villes-états du quinzième siècle de
la Renaissance : Gênes et Venise, mais aussi
Marseille par exemple. Oran devient au-delà de tout, une capitale économique du Maghreb. La cité d'or va donc devenir, une fois de plus, une place enviée : les Portugais préparent de longue date leur assaut... quand les Espagnols les surprennent, les renversent et prennent Oran le 17 mai 1509 ! Régulièrement, les fortifications déjà existantes seront agrandies, épaissies, surélevées par les ibères, on construira même de nouveaux forts, de nouvelles tours, de nouvelles murailles – que l'on détruira ensuite parfois, car la fortification d'Oran est devenue telle que plus personne ne sait la prendre (le célèbre unificateur et Grand Sultan marocain Moulay Ismaïl y vint même en 1707 briser son armée pourtant si puissante...), que l'on ne sait où y mettre les gens, qui y prospèrent ! En 1708 toutefois, par un coup de génie, un chef turc réussit et prend Oran jusqu'en 1732, quand les Espagnols reviennent la prendre de nouveau. Mais en octobre 1790, un terrible
tremblement de terre ravage Oran et sa région, abbatant les maisons et tuant des milliers de gens... Elle est vendue aux Turcs, qui en font leur capitale jusqu'en 1830. Et c'est l'époque où la
France investit l'
Algérie, d'abord
Alger, puis le Maghreb. Ils prennent donc Oran, qui n'est à l'époque plus qu'un village en ruine et plongé dans la misère... Les fastes passés ont disparu ! En 1837, la ville et quelques autres restent françaises, bien que l'autorité de la région soit confiée à un émir. Une décennie plus, la plupart des oranais décède d'une
épidémie de
choléra. Les français vont fortement moderniser Oran. Le 5 juillet 1962, avec le massacre de milliers de Pieds Noirs, Oran est rendue aux Algériens... On ne pourrait parler d'Oran sans parler de
la musique Raï, qui est son meilleur symbole international et pour lequel elle organise chaque année un festival en août !
Yves Saint-Laurent est né à Oran, ainsi que Jean-Pierre Elkabbach, Jean Benguigui, Nicole Garcia,
Etienne Daho,
Alain Chabat, Rachid Taha, Louis Bertignac, Khaled.
Albert Camus se servit d'Oran comme cadre pour son célèbre livre « La
Peste ».
Date de création : 23/12/2006 09:49
Auteur : Jonathan

Oran
Il y a environ 6 mois, Aquadesign publiait cet article :
J'aime bien cet article,mais il aurait fallu développer un peu plus la vraie histoire de l'Agérie française et confirmer que Oran et l'Agérie tout entière n'ont pas été rendus mais VENDUES aux Algériens.N'oubliez pas que les Français"pieds noirs"sont très sensibilisés par ce problème et marqués à vie. recevez mes salutations.Maryse