La danse africaine connaît aujourd'hui dans les sociétés occidentales un véritable engouement. Que ce soit dans le but de se défouler, de s'amuser ou de se
muscler les fesses, les adeptes de cette pratique sont de plus en plus nombreux. Mais la danse africaine est issue de traditions ancestrales, et est bien loin de n'être qu'un
phénomène de mode.
En Afrique, dans les tribus traditionnelles, la communication et le partage des émotions tiennent une place prépondérante. Il existe donc de nombreux procédés qui permettent d'extérioriser ce que chacun ressent. La danse en est un privilégié. Il existe autant de danses africaines qu'il existe de tribus en
Afrique, et chacune dépend d'une gestuelle et de codes qui lui sont propres, et que l'on enseigne à ses membres dès l'enfance. Les danses africaines sont des moyens de manifestation de l'âme. Elles peuvent être utilisées au cours d'évènements festifs collectifs, pour retranscrire une situation personnelle ou encore pour laisser s'exprimer un
mort, humain ou animal, ou un dieu. La danse conduit alors l'homme à s'abandonner au rythme entêtant de la musique, et à plonger au plus profond de lui. Elle lui apporte une libération, et l'épanouissement, personnel et social.
La danse est donc très ancrée dans les traditions culturelles africaines. Dès le 15e siècle, les colons portugais vont entrer en contact elle, mais ce n'est qu'au 20e siècle que l'Occident reconnaîtra la valeur de la danse africaine. Dans les années 1960, des artistes africains migrent en
Europe et viennent y enseigner leur art. Certains vont ainsi se construire une renommée internationale. Dans les années 90, l'engouement pour la danse africaine va véritablement devenir phénoménal.
La danse africaine se pratique pieds nus, en contact avec la terre. Les genoux doivent être fléchi, le corps penché n avant,
les fesses ressorties pour assurer un bon appui dans le sol. Les pas glissés succèdent au pas traînés, les pieds frappent le sol. Sauts et ondulations sont également au menu. La dynamique des appuis peut être lente, rapide, légère, lourde ou traînante. La danse africaine s'inspire de l'observation et de l'imitation des animaux, et de nombreux mouvements ou pas portent leurs noms, tels que le « Funky chicken », le « Bunny hogue » ou le « Camelwalk ».
La danse africaine requiert une grande souplesse. Le corps doit se laisser entièrement aller au rythme des
percussions. Il s'agit d'une danse centrifuge, c'est-à-dire qu'elle part des hanches pour jaillir vers l'extérieur.
Date de création : 16/01/2007 11:38
Auteur : Cathy

Danse africaine
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