Nairobi, capitale du Kenya : quand la misère est dans le
jardin d'Eden...
Nairobi est la capitale du Kenya, mais aussi sa plus grande ville... Elle est située au sud du centre agricole du pays, à une trentaine de kilomètres au sud de l'équateur. Le
climat de Nairobi est plutôt
tropical tempéré : les matins peuvent être frisquets, parfois même froids durant la saison des pluies, c'est à dire entre avril et juin, mais aussi en novembre et décembre... Les températures tournent autour de 30 degrés pendant la saison sèche, et baissent durant la saison des pluies pour atteindre 24-25 degrés. (Pas de grand risque donc d'attraper froid...). Le mot « Nairobi » vient de Maasai Ewaso Nyirobi, soit textuellement « eau fraîche »... La ville a été reconstruite quasi entièrement au début du siècle, détruite après une
épidémie de
peste noire et un incendie meurtrier. En 1907, elle devient la capitale du Kenya, alors protectorat anglais. En 1963, Nairobi devient la capitale du Kenya en tant que pays indépendant. On y parle le swahili et l'anglais, mais aussi quelques autres langues africaines, notamment le luo et le kikuyu... Avec plus de deux millions cinq cent habitants, Nairobi est l'une des plus grandes villes d'
Afrique. Pourtant, en 1950 on ne comptait que quatre vingt mille habitants...alors que l'on fait des prévision à plus de quatre millions pour 2015 ! Cet accroissement brutal de la population a longtemps été dû essentiellement à l'exode rural. Aujourd'hui, c'est la croissance naturelle qui en est la cause principale, et de manière finalement assez tragique puisque le logement devient une réelle préoccupation dans une ville qui n'arrive pas à absorber en son sein ce surplus de population urbaine, l'urbanisation massive n'arrangeant guère les choses. On retrouve cette situation dans la plupart des
Pays qui rencontrent cette
urbanisation ultra rapide, et qui souvent sont les moins préparés en infrastructures et en expérience pour y faire face...D'où le développement massif des
bidonvilles, de manière complètement anarchique, où les conditions sanitaires sont épouvantables et la misère omniprésente. La surpopulation a aussi pour effet direct un
chômage fort, et le développement d'un secteur informel, celui de la « débrouille », de l'initiative des « petits », celui qui n'entre pas dans les statistiques officielles mais qui fait vivre la majeure de la population. Pour autant, ce secteur présente finalement bien des avantages par rapport au secteur formel, utilisant les ressources et les technologies disponibles dans les quartiers où il se développe ainsi que de l'investissement local... Malgré tout, le secteur informel ne suffit à lui seul à assainir la situation et la pauvreté, comme dans les autres régions du Kenya, est souvent le quotidien des populations locales : 40% du
Kenya vit en deçà du seuil de pauvreté, et 20% vit avec à peine un dollar par jour. Et pourtant, si Nairobi est un bourbier économique, elle abrite l'une des plus belles réserves naturelles protégées du monde, le Parc National de Nairobi, qui abrite le plus grand nombre d'espèces d'
Oiseaux de
la planète...
Date de création : 01/02/2007 19:35
Auteur : Ludovic

Nairobi
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