Au cours de ces dernières années, on a pris conscience de l'importance de se sentir mieux chez soi, en terme de confort non plus seulement d'équipements mais également de santé. En effet, une personne passe en moyenne quatre vingt pour cent de son temps en milieu clos, résidence ou lieu de travail. Or, la pollution ne se trouve pas seulement au dehors mais aussi dans ces lieux
clos où l'on a souvent privilégié le choix de matériaux bon marché au détriment de la qualité qui garantit une saine atmosphère. A mesure que la sensibilité au « bio » se développait chez le consommateur moyen, certains constructeurs et
architectes ont également commencé à remettre en question sérieusement leurs méthodes de
travail car on a constaté la présence d'une
pollution intérieure loin d'être négligeable. Les études faites sur les matériaux de construction ont mis en évidence l'émission de substances toxiques qui dépendent de la volatilité des composés et de la turbulence de l'air au-dessus du matériau ; la capacité de ces matériaux à absorber les produits toxiques en suspension dans l'air et à les libérer par la suite et même la propagation d'
insectes, de moisissures et de
bactéries. Tous ces facteurs ajoutés à une
isolation sans aération conséquente sont la cause de nouvelles maladies chez l'homme et de l'augmentation de l'
asthme.
On s'est donc aperçu qu'en architecture comme dans bien d'autres domaines, le retour à
la nature était nécessaire et qu'il fallait se tourner vers des
matériaux inoffensifs pour l'être humain sous peine de s'empoisonner lentement. Ces matériaux, pour être réellement non polluants, doivent être produits en utilisant des procédés eux-mêmes non polluants, être composés de matières premières renouvelables et, dans la mesure du possible, naturelles, et enfin être à la fois durables et facilement recyclables et détruits. En ce qui concerne le coût supplémentaire lors de la construction par rapport à du traditionnel, il est compris entre sept et vingt pour cent ; mais ce surcoût s'amortit généralement en dix ans grâce aux
économies d'énergie.
Une fois le problème des matériaux résolu, il faut également remettre en question le choix du lieu de construction car une maison mal conçue ou mal orientée peut engendrer des
maladies, on dit même qu'il existe des « maisons à cancer ». En effet, dès le début du vingtième siècle, des scientifiques ont démontré les relations entre les zones de perturbation telluriques et les maisons dans lesquelles se développe le
cancer. De nombreuses études épidémiologiques sont actuellement en cours et tendent à confirmer que l'état de
santé est altéré par ces influences vibratoires et autres ondes générées par l'activité humaine.
Nos ancêtres connaissaient ces zones d'influence et leurs habitats, en plus d'être implantés dans des zones protégées des intempéries et des agresseurs, prenaient aussi en compte ce que l'on redecouvre aujourd'hui : la vitalité du lieu. On faisait appel à un sourcier qui détectait les points d'
eau et les endroits impropres à la vie humaine.
Qu'on la nomme
architecture biologique, bio-construction,
biologie de l'habitat ou Feng Shui, méthode chinoise très ancienne et toujours appliquée en
Asie, la recherche de l'harmonie naturelle entre le lieu, les matériaux de constructions et les habitants est et restera toujours une condition pour une
vie saine et équilibrée.
Date de création : 05/06/2007 15:31
Auteur : Regine

Architecture biologique
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