Dreux est une
sous-préfecture du
département de l'Eure-et-Loir dans la
région Centre. La ville compte 31 849 Drouais (l'on dit aussi « Durocasses » : habitants de Dreux). Carrefour entre Normandie,
Ile-de-France et Beauce, la ville sert d'axe de contournement de la
région parisienne (à 40 minutes de
Paris). Lieu d'habitat de la tribu gauloise des Durocasses, l'endroit à l'abri du haute colline fut transformé en poste militaire par les Romains (Castrum Drocas). Au
Moyen Âge, Dreux représentait une frontière entre le duché de
Normandie et le domaine royal. Elle fut donc longtemps âprement disputée. La ville souffrit des guerres de religion car la comtesse de Dreux n'était autre que Catherine de Médicis. Une grande bataille eut lieu contre le Prince de Condé qui fit 8 000 morts. Bien plus tard, Louis-Philippe y fit construire la chapelle Saint-Louis sur la colline en 1816, après la destruction de la collégiale Saint-Etienne. Par la suite, lors de l'ère industrielle, Dreux se développa avec la papeterie, l'
imprimerie, la draperie et la métallurgie. L'habitat ouvrier et bon marché prit alors de l'essor autour de la vieille ville. Après la
Seconde Guerre Mondiale, vers les années 1960, la situation se dégrada et beaucoup d'ouvriers furent mis au chômage. Les industriels leur préférèrent la main-d'oeuvre immigrée, moins payée et non syndiquée. D'autres cités virent le jour, notamment au nord de la ville. La ville était
riche mais la croissance des « Trente Glorieuses » s'arrêta, le
chômage reprit en masse. C'est alors que Dreux se fit remarquer au plan national en 1983 : les élections municipales placèrent le Front National en très bonne place. Il en résultera une fusion entre le FN et le RPR. Le
Maire, Jean Hieaux (RPR), restera en place avec l'aide du Front National (Jean-Pierre Stirbois). Jean-Pierre Stirbois décédé, son épouse Marie-France lui succèdera et sera élue députée en 1989 avant de s'en aller à
Nice. Depuis ces faits
politiques, la ville aujourd'hui tient à changer son image. Pourtant marquée par un fort
taux de chômage et par une image de cité-dortoir aux quartiers difficiles, Dreux a misé sur de nouvelles industries (
pharmacie) ainsi que sur une grande politique culturelle (pôle culturel, centre d'
art contemporain). Sont à visiter la Chapelle Royale Saint-Louis, édifiée vers 1816 sur les ruines du château-fort : elle fut agrandie par
Louis-Philippe et redécorée de manière magnifique. Il la transforma en nécropole pour sa
famille. À voir aussi l'église Saint-Pierre, édifiée au début du XIIIe siècle. Elle fut détruite et rebâtit plusieurs fois ce qui en a fait un ensemble assez composite. Enfin, si vous ne pouvez pas le visiter, jetez un oeil au beffroi, l'ancien
hôtel de ville, érigé de 1512 à 1537. Aux alentours de Dreux, de charmants villages sont à visiter dans les vallées de l'Eure, de la Blaise et de l'Avre. Ne manquez pas le
Château d'Anet, un chef-d'oeuvre de style
Renaissance qui comporte la Chapelle funéraire de Diane de
Poitiers, la célèbre maîtresse d'Henri II époux de Catherine de Médicis. À voir aussi, le petit village de Mormoulins et son moulin à
eau, l'
abbaye cistercienne de Breuil-Benoît. Finissez donc votre visite par la forêt domaniale de Dreux. Vous pourrez vous balader sur les chemins de
randonnée, cueillir les
champignons après avoir admiré un très bel arboretum et un pavillon de
chasse du XVIIIe siècle.
Date de création : 04/07/2007 14:54
Auteur : Catherine
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